Selon les nouveaux codes esthétiques du moment, avoir une poitrine plantureuse est de mise. En effet, à l’image du clan Kardashian, la mode est maintenant aux gros seins, grosses fesses et ventre plat.

Mais comment déterminer ce qui rend une femme belle ?

Les standards de beauté et du corps parfait ont évolué ces dernières années. Ce qui est considéré joli à une époque peut tout à fait devenir, limite, laid.

A l’image de la statuette « The venus of willendorf », les critères de beauté 20000 ans auparavant, étaient ralliés à un corps grassouillet, avec un gros ventre (permettant d’accueillir beaucoup d’enfants : qui est synonyme de fertilité selon l’époque). En regardant bien, la statuette n’avait pas les traits du visage dessinés, l’essentiel c’était que la femme dispose d’un corps bien portant.

Dans la Grèce antique (500 Avant J.C.), une jolie femme était celle avec un teint pâle mais qui devait avoir un visage symétrique. La largeur idéale pour un visage était considérée comme devant représenter les deux tiers de sa longueur, et la face devait être parfaitement symétrique.

A la renaissance, c’est une beauté imaginée, idéalisée qui est représentée sur les toiles des grands artistes. On a marqué un passage de la place de femme d’un objet de fertilité à un objet de beauté et d’éternité.

A l’approche du 19ème siècle, la révolution a séparé les codes de beauté, d’une abondance de poudre, d’artifices et de maquillage à un apparat de plus en plus simple.

L’ère victorienne a vu un effacement de l’expression personnelle, les femmes devaient s’habiller modestement et se coltiner le rôle de mère nourricière qui s’occupe de son foyer et de ses enfants.

Dans les années 20, c’est une allure plutôt masculine, androgyne à l’image des jeunes filles délurées avec un corps mince, une petite poitrine. C’était plutôt pour souligner le pouvoir qu’elles essayaient de s’octroyer en plus de leur droit de vote, elles voulaient s’affirmer égale de l’homme. Elles voulaient apparaitre sans des courbes prononcés.

A l’inverse de notre époque où de plus en plus de jeunes filles qui préfèrent augmenter le volume des seins par pose de prothèses alors que d’autres optent pour le lipofilling. L’essentiel c’est qu’elles aient de gros seins et de grosses fesses.

L’obsession de maigrir a commencé pour obéir à ces standards de beauté imposées par le domaine de la mode.

Mais qu’est-ce qui est parfait ?

De plus en plus d’exigences sont faites à cause des retouches photo, de l’esthétique publicitaire et des images parfois irréalistes afichées.

Grâce à une diversité de plus en plus tolérée et affichée dans les médias et sur les podiums des grands couturiers, il n’y a plus un seul standard de beauté mais plusieurs critères. Ces derniers n’arrêtent pas d’évoluer et de changer au fil des temps. Donc à quoi bon s’en faire. La perfection est une illusion que personne ne pourrait atteindre.

Tâchons d’être heureuse avec le corps que nous avons, et ne laissons pas certains machos nous dicter les standards de beauté qui les font fantasmer.